Le chant d’Achille • Madeline Miller

le chant d'achille

I N F O R M A T I O N S

Titre — Le chant d’Achille
Auteure — Madeline Miller
Éditions — Pocket
Nombre de pages —  480
Parution — 2 avril 2015

 

 

R E S U M E  — Ce ne sont encore que des enfants : Patrocle est aussi chétif et maladroit qu’Achille est solaire, puissant, promis par sa déesse de mère à la gloire des immortels. En grandissant côte à côte, l’amitié surgit entre ces deux êtres si dissemblables. Indéfectible. Quand, à l’appel du roi Agamemnon, les deux jeunes princes se joignent au siège de Troie, la sagesse de l’un et la colère de l’autre pourraient bien faire dévier le cours de la guerre… Au risque de faire mentir l’Olympe et ses oracles.


 

A V I S  —  J’ai failli passer à côté de ce roman incroyable, et je remercie une nouvelle fois la jolie Anne-Pauline (son compte instagram et son blog) d’en parler si bien, parce qu’il en vaut carrément le détour.

Il est impossible de ressortir indemne de cette lecture. De par l’écriture poétique de l’auteure et ses personnages à l’évolution constante, on ne peut qu’être touchés et émus par ce roman.

On connaît tous plus ou moins l’histoire d’Achille, ce héros légendaire de l’Antiquité grecque, fils du Roi Pélée et de la divinité Thétis, ainsi que son rôle durant la fameuse Guerre de Troie, mais que sait-on vraiment de sa vie en dehors de tout ça ? Dans ce roman, Madeline Miller nous offre une narration du point de vue de Patrocle, qui se trouve être l’amant d’Achille dans certaines versions de ce mythe. On y découvre l’enfance de ces deux jeunes hommes, et toute leur vie jusqu’au siège de Troie.

le chant d'achilles

Le roman a pour moi deux énormes points forts : les personnages et la plume de l’auteure.
Achille est un personnage que l’on voit et revoit dans de nombreuses œuvres, qu’elles soient littéraires ou cinématographiques, et il est généralement dépeint comme étant une personne vaniteuse, imbue d’elle-même. Ce n’est pas le cas ici. On découvre un enfant assez solitaire, qui trouve en Patrocle un ami, puis finalement un amour. Il grandit avec une telle force de caractère, tout en étant un homme avec des peurs, des doutes et des sentiments. Que dire de Patrocle ? Lui aussi trouve en Achille la personne la plus importante de sa vie, sa force et sa raison d’avancer. Je l’ai trouvé tellement émouvant, tellement doux et sensible, tout en étant fort. C’est un personnage puissant de par les sentiments qu’il ressent et la façon dont il les montre.

On grandit avec eux, on doute avec eux, on espère avec eux. Et tout ça grâce à la fabuleuse écriture de Madeline Miller. J’ai lu le roman en VF, et la traduction est juste magnifique.

« Avait-elle vraiment cru que je ne reconnaîtrais pas Achille ? Je le reconnaîtrais rien qu’au toucher, ou à son odeur, je le reconnaîtrais si j’étais aveugle, aux seuls bruits de sa respiration et de ses pas martelant le sol. Je le reconnaîtrais dans la mort, à la fin de ce monde. »

Son style est fluide, poétique, agréable, émouvant. Impossible de lâcher le roman, c’est tellement puissant que les pages se tournent seules. J’ai relevé plusieurs citations qui m’ont mis les larmes aux yeux, tant elles sont poignantes et terriblement tragiques. J’ai été charmée par son style, les mots qu’elle emploie sont vrais, francs, forts, pareils à des coups de poing. C’était sublime.

Si j’ai été intéressée par la première partie qui retrace l’enfance puis l’adolescence des deux jeunes hommes, je me suis retrouvée totalement happée dans le roman dès que la Guerre de Troie commence. C’est palpitant, on est plongés dans le chaos et la brutalité de ces hommes. Tout le chagrin, toute la peine et tout le malheur sont retranscrits avec une telle force que ça ne peut que vous toucher.

Et puis cette fin… Impossible de vous parler de cette fin sans avoir une énorme boule dans la gorge. C’est vraiment un tour de force de la part de l’auteure, puisqu’on sait d’avance comment va se terminer l’histoire de ces deux personnages, mais Madeline Miller a réussi à rendre la chose encore plus tragique et saisissante. On ne peut s’empêcher d’espérer un retournement de situation. Bref, une fin digne de ce roman fort en émotion.

« Après tout, nous ne sommes que des mortels dont la vie s’embrase comme une torche. »

cover le chant d'achille
http://menoitides.tumblr.com

J’ai frôlé le coup de cœur, mais c’est indéniablement l’un des plus beaux livres que j’ai eu l’occasion de lire. Si vous aimez la mythologie grecque, des personnages bien construits, et un style poétique, je vous le conseille à 300%. Une vraie pépite.

excellente lecture

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